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Au XIVe siècle, en pleine guerre de Cent Ans, un clerc normand écrit sur la monnaie, la vitesse, l'infini et les astres. Nicole Oresme (on trouve aussi le prénom Nicolas) a été comparé à Descartes, à Galilée, à Copernic, et même appelé leur « précurseur ». C'est exagéré : Oresme est un savant de son temps, qui raisonne dans le cadre d'Aristote et de la théologie. Mais on trouve dans ses textes des idées étonnantes, des prémices de l'esprit scientifique, qui resteront longtemps enfouies.
Ce texte présente quatre de ses travaux, avec les mathématiques de terminale : suites géométriques et logarithme pour la monnaie, aire et intégrale pour la vitesse, limites et sommes pour les séries, dénombrement et probabilités pour les astres. Il rassemble des connaissances ; à chacun d'y choisir une direction et d'y construire sa question.
Nicole Oresme naît vers 1320-1322 près de Caen, dans le village d'Allemagne (aujourd'hui Fleury-sur-Orne). Probablement d'origine modeste, il entre en 1348 au collège de Navarre, à Paris, fondé pour accueillir des étudiants pauvres. Il y devient maître, puis grand maître en 1356.
Son époque est terrible : la guerre de Cent Ans commence en 1337, la peste noire tue peut-être un tiers de la population à partir de 1348, le roi Jean II est fait prisonnier par les Anglais à Poitiers en 1356, Paris se soulève avec Étienne Marcel en 1358. Pour payer la guerre puis la rançon du roi, le pouvoir manque d'argent. C'est dans ce contexte qu'Oresme écrit son traité sur la monnaie, qui attire l'attention du dauphin Charles, futur Charles V. Les deux hommes se lient d'amitié : Oresme devient conseiller du roi et traduit en français, à sa demande, plusieurs œuvres d'Aristote, contribuant à faire du français une langue savante. Nommé évêque de Lisieux en 1377, il y meurt en 1382.
Au Moyen Âge, une pièce vaut d'abord par le métal précieux qu'elle contient. Le roi frappe la monnaie, et il peut la « muer » : refondre les pièces en y mettant moins d'argent, ou changer leur valeur officielle. Les rois Philippe VI et Jean II ont procédé à de très nombreuses mutations pour financer la guerre. Vers 1355-1360, Oresme rédige en latin un traité sur « l'origine, la nature, le droit et les mutations des monnaies », qu'il traduira lui-même en français. On le considère souvent comme l'un des premiers ouvrages consacrés entièrement à une question économique.
Ses thèses sont audacieuses pour l'époque :
Un exemple à la main. Une pièce contient $4$ grammes d'argent. Le roi décide une mutation : les nouvelles pièces, de même valeur officielle, ne contiendront plus que $3{,}2$ grammes, soit $20\,\%$ d'argent en moins.
Plusieurs mutations. Si chaque mutation retire $20\,\%$ de l'argent, la quantité d'argent dans une pièce après $n$ mutations est une suite géométrique de raison $0{,}8$ :
$$a_n = 4 \times 0{,}8^{\,n}.$$Les prix en pièces sont multipliés par $\dfrac{1}{0{,}8} = 1{,}25$ à chaque mutation : après $n$ mutations, par $1{,}25^{\,n}$. Au bout de combien de mutations la pièce contient-elle moins du quart de son argent de départ ?
Il suffit de $7$ mutations, et les prix sont alors multipliés par $1{,}25^7 \approx 4{,}8$. Le tableur ci-dessous refait ces
calculs ; on peut changer l'argent de départ (cellule B2), la part retirée à chaque mutation (B3, écrite avec un
point : 0.2) et le prix de départ d'un bien (B4).
La colonne E donne le nombre de pièces neuves que l'on tire de $100$ pièces de la mutation précédente : tout ce qui dépasse $100$ est le gain du roi.
Oresme décrit aussi ce qui se passe quand circulent ensemble des pièces anciennes, riches en argent, et des pièces nouvelles, plus pauvres, avec la même valeur officielle : chacun garde les bonnes pièces, les fond ou les envoie à l'étranger, où elles valent leur poids de métal, et ne dépense que les mauvaises. Les bonnes pièces disparaissent de la circulation. Ce phénomène porte aujourd'hui le nom de loi de Gresham, d'après un financier anglais du XVIe siècle, mais il avait été décrit avant lui par Oresme et par Copernic.
Nos billets ne contiennent plus de métal précieux : leur valeur repose entièrement sur la confiance, celle que chacun accorde à l'institution qui les émet. C'est l'idée d'Oresme, poussée jusqu'au bout. Créer de la monnaie en grande quantité pour financer une dépense publique fait monter les prix : c'est ce que les économistes appellent l'impôt d'inflation, qui pèse sur ceux qui détiennent de la monnaie ou des revenus fixes, comme la mutation au Moyen Âge. C'est pourquoi, dans la zone euro, la politique monétaire est confiée à une banque centrale indépendante, la Banque centrale européenne, dont l'objectif est une inflation de $2\,\%$ par an. Même ce faible taux n'est pas négligeable : les prix doublent quand $1{,}02^{\,n} = 2$, soit $n = \dfrac{\ln 2}{\ln 1{,}02} \approx 35$ ans.
Vers 1350-1355, dans son Traité de la configuration des qualités et des mouvements, Oresme propose de représenter par une figure la façon dont une « qualité » varie dans un corps. Une qualité, pour les philosophes du Moyen Âge, c'est par exemple la chaleur, la blancheur ou la vitesse, qui peut être plus ou moins intense.
Pour nous, c'est la représentation graphique d'une fonction. Mais il ne faut pas faire d'anachronisme : chez Oresme, la figure est toujours attachée à un corps et à une qualité ; il ne s'agit pas d'un repère qui permettrait de placer n'importe quel point du plan par deux nombres, comme chez Descartes en 1637, et il n'y a pas d'équation. Les applications qu'il en tire sont d'ailleurs de son temps : la « figure » de la chaleur d'un lion, différente de celle d'un âne, expliquerait la différence de leurs forces ; la configuration de certaines pierres expliquerait leur pouvoir de guérir, ce qu'il oppose aux « nécromanciers » qui y voient des esprits.
L'application la plus remarquable concerne le mouvement. Oresme prend comme longitude le temps et comme latitude la vitesse. Il affirme que la distance parcourue est représentée par l'aire de la figure.
Pourquoi ? Si la vitesse est constante, égale à $v$ pendant une durée $t$, la distance vaut $v \times t$ : c'est l'aire d'un rectangle de côtés $t$ et $v$. Si la vitesse change, on découpe le temps en petits intervalles, sur chacun desquels la vitesse est presque constante : la distance est presque la somme des aires de petits rectangles, et ces rectangles remplissent la figure. C'est exactement l'idée de l'intégrale : si $v(t)$ est la vitesse à l'instant $t$, la distance parcourue entre les instants $0$ et $T$ est
$$d = \int_0^T v(t)\,\mathrm{d}t.$$Oresme n'a évidemment ni la notion de fonction, ni celle d'intégrale, qui apparaîtront trois siècles plus tard. Mais l'image de l'aire est là.
Dans les années 1330, des savants du Merton College, à Oxford, que l'on appelle les « calculateurs » (Thomas Bradwardine, William Heytesbury, Richard Swineshead, Jean de Dumbleton), énoncent une règle : un mobile dont la vitesse augmente régulièrement parcourt la même distance que s'il allait tout le temps à sa vitesse du milieu de la durée. Leurs textes arrivent à Paris après 1340. Oresme en donne une démonstration par une figure.
Le mobile part de la vitesse $0$ et atteint la vitesse $V$ au bout du temps $T$. Sa figure est un triangle rectangle de côtés $T$ et $V$. Coupons-le par l'horizontale de hauteur $\dfrac{V}{2}$ : le petit triangle qui dépasse en haut à droite est égal au petit triangle qui manque en haut à gauche pour former le rectangle de hauteur $\dfrac{V}{2}$. Le triangle et le rectangle ont donc la même aire :
$$d = \frac{T \times V}{2} = T \times \frac{V}{2}.$$Avec les outils de terminale. Si la vitesse est $v(t) = \dfrac{V}{T}\,t$, une primitive de $v$ est $\dfrac{V}{2T}\,t^2$, donc
$$d = \int_0^T \frac{V}{T}\,t\,\mathrm{d}t = \frac{V}{2T}\,T^2 = \frac{VT}{2}.$$La valeur moyenne de la vitesse, $\dfrac{1}{T}\displaystyle\int_0^T v(t)\,\mathrm{d}t = \dfrac{V}{2}$, est bien la vitesse à l'instant $\dfrac{T}{2}$.
La figure montre aussi qu'en coupant le temps en deux moitiés, le mobile parcourt pendant la seconde moitié trois fois plus de chemin que pendant la première : le triangle bleu a pour aire $\dfrac{1}{4}$ de l'aire totale, le trapèze orange $\dfrac{3}{4}$. Oresme fait cette remarque. Plus généralement, la distance parcourue au bout du temps $t$ vaut $d(t) = \dfrac{V}{2T}\,t^2$ : elle est proportionnelle au carré du temps. Pendant des intervalles de temps égaux successifs, les distances sont entre elles comme les nombres impairs $1, 3, 5, 7\ldots$, car $(k+1)^2 - k^2 = 2k + 1$.
En 1638, Galilée démontre exactement le même théorème, avec une figure semblable, dans ses Discours sur deux sciences nouvelles ; il l'applique à la chute des corps et le confronte à des expériences avec des billes roulant sur des plans inclinés. A-t-il lu Oresme ou les calculateurs d'Oxford ? Leurs textes circulaient dans les universités italiennes, mais on n'en a aucune preuve. Et une différence est essentielle : Oresme ne dit pas que la chute d'un corps est un mouvement uniformément accéléré. Il raisonne sur un mouvement imaginé, sans mesure ni expérience. Le premier à relier ce mouvement à la chute des corps semble être l'Espagnol Domingo de Soto, en 1551.
Vers 1350, dans ses Questions sur la géométrie d'Euclide, notes d'un cours probablement donné au collège de Navarre, Oresme s'intéresse à des sommes d'une infinité de termes, qu'il appelle des « touts ». Depuis les paradoxes de Zénon, la question est disputée : une infinité de quantités peut-elle donner une quantité finie ? (Voir le texte Aristote et l'infini, les paradoxes de Zénon.)
Les savants de son temps savaient que $\dfrac{1}{2} + \dfrac{1}{4} + \dfrac{1}{8} + \cdots$ ne dépasse jamais $1$. Oresme va plus loin : d'une quantité, retirons un millième, puis un millième du reste, et ainsi de suite. Il affirme que la quantité finit par être épuisée, aussi petite que soit la part retirée.
Oresme montre ensuite que la somme $1 + \dfrac{1}{2} + \dfrac{1}{3} + \dfrac{1}{4} + \cdots$ est infinie, bien que ses termes deviennent aussi petits qu'on veut. Notons $H_n = 1 + \dfrac{1}{2} + \cdots + \dfrac{1}{n}$.
La différence $H_{2n} - H_n$ est la somme des $n$ termes
$$\frac{1}{n+1} + \frac{1}{n+2} + \cdots + \frac{1}{2n}.$$Chacun de ces termes est supérieur ou égal au plus petit d'entre eux, $\dfrac{1}{2n}$. La somme est donc supérieure ou égale à $n \times \dfrac{1}{2n} = \dfrac{1}{2}$.
En l'appliquant à $n = 1, 2, 4, 8, \ldots$ : $H_2 - H_1 \geqslant \dfrac{1}{2}$, $H_4 - H_2 \geqslant \dfrac{1}{2}$, $H_8 - H_4 \geqslant \dfrac{1}{2}$… En additionnant les $k$ premières inégalités, $H_{2^k} \geqslant 1 + \dfrac{k}{2}$, qui tend vers $+\infty$. Oresme conclut à peu près ainsi : il y a là une infinité de parties dont chacune est plus grande que la moitié d'un pied, donc le tout est infini. La croissance est pourtant d'une lenteur extrême : il faut plus de $10^{43}$ termes pour que la somme dépasse $100$.
Oresme utilise aussi ses figures pour calculer des sommes. Un mobile va à la vitesse $1$ pendant la première moitié d'une heure, à la vitesse $2$ pendant le quart d'heure suivant, à la vitesse $3$ pendant le huitième suivant, et ainsi de suite. La distance totale est
$$S = \frac{1}{2} + \frac{2}{4} + \frac{3}{8} + \frac{4}{16} + \cdots$$Oresme montre, en découpant et en réarrangeant la figure en escalier, que cette distance est quatre fois celle de la première demi-heure, c'est-à-dire $S = 2$, bien que la vitesse augmente sans limite. Démontrons-le avec les outils de terminale.
À la main. $S_1 = \dfrac{1}{2}$ et $2 - \dfrac{3}{2} = \dfrac{1}{2}$ ; $S_2 = \dfrac{1}{2} + \dfrac{2}{4} = 1$ et $2 - \dfrac{4}{4} = 1$ ; $S_3 = 1 + \dfrac{3}{8} = \dfrac{11}{8}$ et $2 - \dfrac{5}{8} = \dfrac{11}{8}$.
Initialisation. C'est vrai pour $n = 1$.
Hérédité. Supposons $S_n = 2 - \dfrac{n+2}{2^n}$. Alors
$$S_{n+1} = S_n + \frac{n+1}{2^{n+1}}.$$En écrivant $\dfrac{n+2}{2^n} = \dfrac{2(n+2)}{2^{n+1}}$ :
$$S_{n+1} = 2 - \frac{2(n+2)}{2^{n+1}} + \frac{n+1}{2^{n+1}}.$$Or $-2(n+2) + (n+1) = -(n+3)$, donc $S_{n+1} = 2 - \dfrac{(n+1)+2}{2^{n+1}}$ : la propriété est vraie au rang $n+1$.
Limite. On a $2^n = \mathrm{e}^{n \ln 2}$. Par croissance comparée, $\dfrac{n}{\mathrm{e}^{n \ln 2}}$ tend vers $0$, ainsi que $\dfrac{2}{2^n}$. Donc $\dfrac{n+2}{2^n}$ tend vers $0$ et $S_n$ tend vers $2$.
À la cour de Charles V, l'astrologie qui prétend prédire l'avenir des hommes est en vogue. Oresme la combat avec des mathématiques. Beaucoup d'astrologues croient à une « Grande Année » : au bout d'une très longue période, $36\,000$ ans selon certains, tous les astres reviendraient exactement à leur position de départ, et l'histoire se répéterait. Pour cela, il faudrait que les durées des mouvements des astres soient dans des rapports commensurables, c'est-à-dire que leurs rapports soient des fractions. Oresme soutient que c'est très improbable, et il écrit qu'il faut « attaquer les philosophes avec la philosophie et les mathématiciens avec les mathématiques ».
Pour Oresme, deux rapports sont commensurables si l'un est une puissance fractionnaire de l'autre. Par exemple, les rapports $8$ et $4$ sont commensurables car $8 = 4^{3/2}$ : en effet $4^3 = 64 = 8^2$. Il considère les $100$ rapports $2, 3, 4, \ldots, 101$ et les compare deux à deux.
On retrouve exactement le compte d'Oresme : $25$ paires commensurables sur $4\,950$. Si l'on choisit deux de ces rapports au hasard, la probabilité qu'ils soient commensurables est $\dfrac{25}{4\,950} \approx 0{,}005$. Oresme affirme que cette proportion diminue encore quand on prend plus de nombres, et en conclut qu'il est « vraisemblable » que deux rapports inconnus soient incommensurables : la Grande Année n'existe probablement pas. C'est l'un des premiers raisonnements de type probabiliste de l'histoire, deux siècles avant les premiers calculs de probabilités.
Dire que $3$ est une puissance fractionnaire de $2$, c'est dire qu'il existe des entiers $p$ et $q$ non nuls tels que $3 = 2^{p/q}$, c'est-à-dire $3^q = 2^p$. En appliquant le logarithme, cela revient à dire que $\dfrac{\ln 3}{\ln 2} = \dfrac{p}{q}$ est un nombre rationnel.
Raisonnons par l'absurde. Si $\dfrac{\ln 3}{\ln 2} = \dfrac{p}{q}$ avec $p$ et $q$ entiers strictement positifs, alors $q \ln 3 = p \ln 2$, soit $\ln(3^q) = \ln(2^p)$, et comme $\ln$ est strictement croissante, $3^q = 2^p$. Mais $3^q$ est impair (produit de nombres impairs) et $2^p$ est pair, car $p \geqslant 1$ : c'est impossible.
Le même raisonnement, avec la décomposition en facteurs premiers, montre que deux entiers sont commensurables au sens d'Oresme seulement s'ils sont des puissances d'un même entier, ce qui justifie le dénombrement ci-dessus.
Au début du XXe siècle, le physicien et historien Pierre Duhem redécouvre les manuscrits d'Oresme et des calculateurs d'Oxford, et présente Oresme comme un précurseur de Descartes (pour les figures), de Galilée (pour la loi des vitesses) et de Copernic. Dans son Livre du ciel et du monde, Oresme montre en effet qu'aucun argument ne permet de prouver que la Terre est immobile : un homme sur un bateau ne peut pas savoir, sans autre repère, si c'est son bateau ou le bateau voisin qui avance. Mais il conclut, avec tout le monde à son époque, que c'est le ciel qui tourne et que la Terre est immobile.
Les historiens d'aujourd'hui sont plus prudents. Oresme ne mesure pas et ne fait pas d'expériences ; il raisonne sur des mouvements imaginés, dans le cadre de la philosophie d'Aristote et de la théologie. Ses figures ne sont pas un repère et n'ont pas d'équation. Ses idées sont restées largement ignorées pendant deux siècles, et rien ne prouve que Galilée ou Descartes les aient connues. Il est plus juste d'y voir des prémices de l'esprit scientifique : représenter une grandeur par une figure, calculer une distance par une aire, raisonner sur l'infini, opposer un calcul à une croyance. Ces graines ont été semées au XIVe siècle, et sont restées longtemps enfouies.
Ce texte n'est pas un Grand Oral. Il rassemble des connaissances dans lesquelles chacun peut choisir une direction, la creuser et formuler sa propre question. Quelques directions possibles :
Le jury peut interroger sur les chapitres de spécialité mobilisés. Avec ce thème, il est utile de connaître parfaitement : les suites géométriques, leur limite et la somme de leurs termes ; le raisonnement par récurrence ; les fonctions logarithme et exponentielle, les croissances comparées ; les primitives, l'intégrale comme aire et la valeur moyenne d'une fonction ; les combinaisons et le dénombrement ; les probabilités sur un univers fini.
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